Je ne suis pas un informaticien et je serais bien incapable de formuler la moindre recommandation technique/spécification, même dans le domaine de l’annotation qui m’intéresse tant (en France, des gens brillants comme Guillaume Cabanac, Hadrien Gardeur, Yannick Prié, Christian Faure, Alexandre Gefen, Vincent Puig, Philippe Aigrain et Karl Dubost y travaillent, de près ou de loin). Aussi ma participation à « I Annotate 2013 – Annoto Ergo Sum » à San Francisco en avril prochain (10-13; et merci à Robert Sanderson pour l’invitation, spécialiste de ces questions et acteur du W3C qui travaille à des normes de standardisation) se limitera d’abord à écouter les différents ateliers/conférences et à tenter d’inscrire l’annotation dans la perspective de l’humanisme numérique de Milad Doueihi et de l’anthropologie historique des pratiques lettrées de Christian Jacob.
C’est un événement important, qui rassemble des acteurs très variés : des industriels (ReadSocial, Mozilla, Adobe, DotDotDot, Twitter, etc.), des universitaires (Berkeley, MIT, Harvard, Stanford), des bibliothécaires (Library of Congress), des porteurs de projets en Digital Humanities (Hypothes.is, PeerJ, PLoS), des organisations (InternetArchive, NISO), des éditeurs (Elsevier, O’Reilly) et même des blogueurs ! ;-)
Le programme permet de deviner la mise en place d’une seconde étape dans l’élaboration d’une spécification commune autour de la standardisation des annotations voulue par NISO et Internet Archive (voir ma synthèse l’année dernière), par exemple nécessaire à la bonne circulation de nos productions textuelles d’un espace de lecture (une application) à un autre (une autre application de lecture, concurrente). Il comprendra donc des présentations de différents projets (Hypothes.is, que je dois encore présenter ici; Annotator, etc.), des conférences inaugurales (sur l’histoire de l’annotation, sur ses différentes fonctions/contextes de production), des ateliers participatifs. L’un d’entre eux me semble particulièrement intéressant : l’implantation d’outils d’annotation dans des « plateformes » universitaires comme JSTOR, Muse, PLoS ou des « plateformes » « grand public » (PressBooks, WikiMedia).
Je ferai bien évidemment une synthèse complète de ces 3 jours, en rendant compte des différentes avancées autour de la standardisation des annotations et des réflexions menées autour des usages et des pratiques, qui seront peut-être davantage développées lors des séances informelles. Un peu intimidant pour moi mais bien content d’y aller ;-)

