Le mois dernier, la plateforme d’autopublication Bubook lançait un espace d’eBooks (Arcoiris, « arc-en-ciel ») en langue portugaise consacré à la littérature gay, lesbienne, bi et transgenre (via Diario Digital). C’était alors l’occasion pour Bubook de se faire valoir comme libraire, soucieux d’éditorialiser un fonds riche (ou anarchique, c’est selon) de 4500 titres (en 2 ans…). Mais pour l’instant, pas grand chose à se mettre sous la canine, comme le catalogue est exclusivement nourri par des utilisateurs peu prolixes et qu’aucun classique du genre n’y a (encore ?) fait son entrée.
Quelques efforts sont sensibles depuis 2004, date à laquelle on se plaignait du manque du visibilité des minorités dans l’offre numérique, pour donner un espace à cette littérature, mise à l’index (qu’on se souvienne par exemple des livres à thématique gay « évincés d’Amazon » , qui semble avoir aujourd’hui réparé ses torts en proposant quelques milliers de titres). Ainsi d’Alyson Books, passé à un modèle tout numérique, d’eBook Editions ou du magazine arabe Qadita. À la marge, pourtant, ces initiatives (peut-être leur destin), portées par les autopubliés, les marginaux, accueillies dans les groupes et sous-groupes des bas-fonds de l’écriture.
