Depuis quelques jours, j’étais à la recherche d’informations sur l’eBook en Corée du Sud, après les chiffres donnés par l’International Publishers Association. Pour rappel :

La Corée du sud : le marché coréen est dominé par un petit nombre d’acteurs. En 2013, il devrait gagner en ampleur, comme des distributeurs, des usines de fabrication et des compagnies de télécommunications s’intéressent à l’édition numérique. Principale préoccupation des éditeurs : assurer leurs droits sur le contenu numérique en redistribuant justement les profits entre auteurs, éditeurs et distributeurs.

Les coréens n’attendront heureusement pas 2013 pour voir de plus près des eReaders. Le plus grand libraire sud coréen (Kyobo Book Center, 10 magazines dans 7 villes) vient en effet d’ouvrir une boutique (Digital Code) à Gwanghwamun où se vendent une quinzaine de eReaders (via eBookNewser).

La boutique a pour vocation la vente d’eReaders, mais également d’eBooks (70 000). Les clients bénéficieront d’une assistance technique personnalisée pour utiliser leurs liseuses. Les écrivains pourront quant à eux y publier sous forme électronique ou papier leurs travaux d’après le journal coréen Joong Ang Daily.

Cette possibilité devrait trouver un large public : la Corée du Sud est en effet perçue comme un marché test remarque The Korean Times où l’on vient mesurer localement les chances de percée d’un livre.

Le gouvernement a également saisi l’importance du papier numérique. En septembre dernier, lors de la première conférence du Labo BnF, j’apprenais ainsi que ses membres allaient utiliser systématiquement des feuilles électroniques lors de leurs réunions. Mais j’ai plus de mal à imaginer le moderne Juppé avec un iPad…;)