italie ebooks Italie : un rapport sur le livre numérique révélé à Francfort

Je proposerai sans doute une synthèse de la Foire de Francfort (12-16 octobre) pour la revue en ligne de l’Ina ou pour SBO. Pour l’instant, je préfère laisser passer le flux, sans trop le suivre (je n’ai surtout pas le temps, en fait ;) ou en me laissant saisir par de petites informations qui ont retenu mon attention. On a assez parlé d’un rapport « mondial » sur le livre numérique (à part la Slovénie et la Pologne, déjà mentionnés ici, rien que de très connu), mais un autre, révélé par les éditeurs italiens est passé à la trappe. Donc je m’y colle !

Ce rapport, réalisé par l’Association des éditeurs italiens, a donc été présenté lors de la première journée de la Foire de Francfort. La conclusion principale : le livre numérique progresse à un rythme moins rapide que prévu, mais de manière encourageante, alors que la part de lecteurs italiens resterait faible (46 % ont lu un livre en 2010) et bien qu’elle soit en progression. De 2010 à 2011, le CA des éditeurs devrait ainsi doubler pour atteindre 3-4 millions d’euros (sur les 3,4 milliards d’euros du CA du livre…ce qui ne représente donc encore « rien »). En juin 2011, 390 000 dispositifs de lecture avaient par ailleurs été vendus dans le pays, probablement grâce à l’offre en progression constante (18 000 titres disponibles en septembre 2011 contre 6700 titres en décembre 2010 et 1700 en janvier).

De mon côté, j’observe la situation avec un enthousiasme plus grand encore. Les annonces se multiplient en effet sur le livre numérique en Italie, les plateformes sociales apparaissent, des expérimentations sont réalisées (voir le « Fingerbooks » un format court qui vient d’être lancé et le géocalisateur d’émotions), des partenariats d’importance sont conclus (RCS avec Google Books170 éditeurs italiens avec un distributeur) et les librairies/éditeurs commencent à enregistrer de bons scores (+ 300 % pour Bruno Editore). Bref, même si les lecteurs seraient peu nombreux (quand on arrêtera d’assimiler la lecture au seul livre-digne-de-lecture on se rendra bien compte qu’on n’a jamais autant lu et peut-être même qu’on lit trop) et même si on en parlerait beaucoup trop, eu égard à sa très faible pénétration, le livre numérique en Italie est bel et bien là.