LibraryThing for libraries OPAC enrichi Les bibliothèques scolaires dAustralie rejoignent le programme LibraryThing for LibrariesSCIS (un système de catalogage centralisé pour les bibliothèques scolaires d’Australie) annonce sur son blog avoir rejoint le programme concurrent de GoodReads, « LibraryThing for Libraries ». Ce groupement de bibliothèques fait aujourd’hui partie des nombreux organismes qui adhèrent à cette opération.

Le catalogue des bibliothèques géré par le SCIS devrait donc être complété de notes, commentaires, avis, tags créés par les utilisateurs de LibraryThing (OPAC enrichi) et d’un système de recommandation affiné (« livres similaires », « auteurs similaires », comme on peut le voir sur le catalogue de la High Plains Library District).

Sur le blog de l’Association of College & Research Libraries, l’un des bibliothécaires, enthousiasmé par le programme, estime que son intérêt réside dans l’implication de l’utilisateur, qui produit des données et s’approprie(rait) ainsi le contenu, s’engagerait davantage dans les ressources de la bibliothèque.

Sauf que l’utilisateur ne participe pas des masses sur ces catalogues (c’était également la conclusion de l’assemblée générale de l’ADDNB du 27 mai). Lionel Dujol fournit quelques explications : obligation de se loger, aucune mise en valeur des contenus produits par l’usager (contre exemple : la bibliothèque de Romainville). Je crois que l’une des raisons principales est souvent oubliée, parce qu’elle ne prend pas en compte la nature même des réseaux socionumériques : ce sont des cadres vides contraints qui reposent sur des liens faibles. Autrement dit : un ensemble de discours, de dispositifs, d’injonctions, vous poussent constamment à participer pour produire des métadonnées; rien de tel sur les catalogues des bibliothèques. Or, un dispositif de participation n’amène pas forcément à participer…encore faut-il mettre en place des contraintes.

Ces mises en visibilité de commentaires, notes, similitudes n’ont donc pour moi qu’un intérêt, important mais mal identifié : assurer une cohérence visuelle et spatiale entre les différents catalogues du monde, qui utilisent alors un même système d’accommodation de l’information, auquel l’usager est habitué (la notation, le commentaire, il connaît). Le reste, pour l’instant, n’est que discours sur la participation et les mérites du « web 2.0″.