En mars 2011, ReadSocial lançait le plugin Readum pour donner aux lecteurs la possibilité de surligner/d’annoter/de partager des fragments de textes disponibles dans Google Books. Mais ce n’était là que la première pierre d’un plus vaste édifice, comme on l’apprenait déjà en avril. La directrice du projet ReadSocial API (Travis Alber), qui est aussi la fondatrice du réseau de lecteurs BookGlutton (un peu oublié), prévoyait en effet de « socialiser » n’importe quel projet éditorial, sans que les éditeurs aient à se soucier de cette transformation (pour un service qui varie, selon les besoins, de 10 à 400 dollars par mois).
Le projet, réalisé par Flot Mobile Learning, vient d’être lancé (et c’est donc aujourd’hui la 53 ème API consacrée au monde du livre). La promesse semble tenue. Un simple code, ajouté par les concepteurs d’une appli’ ou d’un site, permet à des utilisateurs de commenter les paragraphes d’un même texte implanté sur d’autres plateformes. Mot d’ordre : « ne vous souciez plus du support; lisez-écrivez, that’s all » (modèle à la Book Pulse).
Une page de démonstration permet de se rendre compte du résultat. Les commentaires sont en fait regroupés dans une même « boîte » reliée à un paragraphe, sans doute pour éviter les effets d’accumulation et ne pas porter atteinte à l’intégrité du texte. Les commentaires de nature différente sont empilés les uns sur les autres (façon FB), sans effet de hiérarchisation ou d’emboîtement. Pour autant, on peut « rentrer dans » un commentaire (qui fonctionne comme un sujet) pour répondre à son auteur (l’effet cascade s’arrête à ce stade).
Mais problème : si l’implantation de liens/photos/fichiers est possible (alors qu’on se casse encore la tête pour savoir comment les intégrer), c’est précisément parce que les commentaires sont semble-t-il encapsulés dans une boîte qui sert de point de référencement fixe dans un paragraphe potentiellement mouvant. Autrement dit : les commentaires/annotations ne bénéficient pas d’une url propre, qui permettrait de les situer très précisément et, par conséquent, de les partager. On peut certes pallier ces manquements par un découpage très précis auquel le lecteur pourra se référer pour documenter son commentaire (par exemple : chapitre 3, paragraphe 2, annotation 4, etc.) mais seul le chapitrage semble ici présent. À terme, ReadSocial devra donc probablement adopter la standardisation de découpage textuel et de pointage attendue pour l’été.




mais faut payer pour tester c trés pénible, je n’ai pas compris comment ça marche!