Lu sur eBook Portugal, la chronique d’un écrivain portugais (João Tordo) sur le livre numérique, paru dans le quotidien Diario de noticias. Quelques points à retenir (de ce que j’ai compris) :
- L’eBook oblige à redéfinir les places des uns et des autres et notamment la relation entre auteurs et éditeurs.
- Les coûts de production et de distribution des livres étant moins importants, la rémunération de l’auteur ne peut pas rester la même.
- Le perdant risque donc d’être l’éditeur. Mais à y regarder de plus près, la diffusion d’un auteur portugais auprès de la diaspora portugaise est facilité par le numérique. Par conséquent, l’audience d’un auteur, et les ventes de ses livres, sont multipliées.
Deux remarques :
- Cet exemple montre bien qu’un auteur se soucie toujours de ses droits et notamment de la rentabilité économique de ses livres (la carrière prolifique de Balzac a largement été motivée par ses soucis d’argent).
- Au cours de l’histoire, l’auteur a dû gagner en autonomie face à plusieurs acteurs :
- Les comédiens, qui détenaient les contrats des pièces de théâtre (c’est la révolte des auteurs français en 1769 contre les comédiens de la Comédie-Française sous l’impulsion de Beaumarchais)
- Les librairies-éditeurs, détenteurs des droits de publication et d’exploitation (sous l’Ancien Régime).
- Aujourd’hui, c’est contre l’éditeur que la bataille semble se faire.
