Le guide des meilleurs placements 2019

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Quels sont les meilleurs placements 2019 ?

Vous n’avez pas pu investir dans les secteurs ciblés en 2018 ? L’année 2019 vous offre la possibilité de rattraper le tir avec plusieurs opportunités d’investissements. Cependant, les marchés financiers et immobiliers restent toujours aussi volatils et ceci appelle à plus de prudence avant d’investir. Il faut aussi veiller à ce que ce soit conforme à votre situation et à vos objectifs. Voici les meilleurs placements pour 2019.

La location meublée

On ne pouvait pas ne pas mettre la location meublée en tête des meilleurs placements pour 2019. En effet, c’est un véritable accessoire anti-impôts et vous permettent de générer des revenus complémentaires importants. En plus d’être un actif tangible, la location meublée permet à l’investisseur de disposer d’un bien dont il peut déléguer la gestion par bail et de revenus défiscalisés. Aujourd’hui, il existe 4 grands types d’investissement dans la location meublée : le tourisme, les personnes âgées, l’étudiant et les affaires. D’ailleurs, le secteur immobilier concernant les étudiants et les personnes âgées connait une demande très forte. C’est alors un investissement très peu risqué.

La loi Pinel

La loi Pinel est entrée en vigueur en Septembre 2014, elle a pour objectif de stimuler la construction de logements neufs dans des zones « tendues », c’est-à-dire où la demande locative est supérieure à l’offre. Le dispositif Pinel facilite donc l’investissement des contribuables français dans l’immobilier locatif neuf, elle est donc logiquement en tête des meilleurs placements pour 2019. En effet, c’est un véritable système anti-impôts et elle permet de plus de générer des revenus complémentaires importants, mais attention aux pièges

En effet, les conditions d’éligibilité aux réductions d’impôts Pinel sont piégeuses, il est donc risqué de se lancer seul dans ce type d’investissements immobiliers

Les SCPI de rendement

Pour 2019, les SCPI de rendement sont toujours aussi performants en France et en Europe où le marché tertiaire est en pleine croissance. Toutefois, il est toujours recommandé, pour ces types d’investissements de vous orienter vers des zones spécifiques : Europe du Nord, Allemagne et le Grand Paris. Aujourd’hui, les bureaux de coworking et les entrepôts situés en périphérie des grandes villes sont très recherchés. Dès lors, si vous disposez d’une somme d’argent que vous souhaitez investir dans un secteur à fort potentiel de croissance, les SCPI sont sans doute le meilleur choix. Il s’agit d’un actif tangible qui ne nécessite aucune gestion et qui vous offre plus de libertés et de souplesse qu’un bien immobilier direct.

Si vous ne disposez pas de suffisamment de liquidités, il est toujours possible d’y investir à crédit, mais à partir de 50.000 euros. Les riches d’échecs sur la durée sont assez faibles.

Les investissements socialement responsables

On n’en parle pas beaucoup, mais les investissements socialement responsables ont la cote sur le marché. En effet, nous sommes convaincus qu’il est possible d’investir dans des entreprises respectant l’environnement et les principes éthiques tout en étant rentables. Au moment où les mentalités changent de plus en plus dans le domaine, investir dans ce secteur est une manière de donner du sens à ses dépenses tout en s’assurant d’une rentabilité correcte. Parmi les investissements socialement responsables que nous avons en France, on peut citer Pictet Water, spécialisé dans l’eau et Happy Work qui investit dans les sociétés axées sur le capital humain.

Les fonds communs de placement à risques

C’est un mode d’investissement qui consiste à prendre des participations dans des sociétés non cotées en bourse. Ce qui vous permet de bénéficier de plusieurs exonérations d’impôts. Au-delà de l’avantage fiscal, c’est une manière de diversifier votre investissement et d’avoir accès à des entreprises à très fort potentiel de croissance.

l’avenir du livre numérique

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Quelques jours après le Digital Book World (dont j’ai proposé une synthèse sur SoBookOnline et pour la revue en ligne de l’Ina) a donc eu lieu Tools of Change for Publishing du 14 au 16 février à New-York.

Perso, j’ai préféré cet événement au premier. Plus stimulant, plus audacieux (voir le programme). Faut dire que ces deux grosses conférences ont des buts différents : le Digital Book World est plus tourné vers le présent et propose un accompagnement aux éditeurs; Tools of Change for Publishing 2011 envisage des pistes d’avenir et dessine ce que sera bientôt l’édition numérique.

Comme d’habitude, Teleread a bien suivi l’événement. J’ai donc lu tous leurs articles (une vingtaine) que j’ai complétés avec d’autres infos trouvées sur des blogs américains et des journaux (Publishers Weekly a publié quelques articles).

Des vidéos sont également disponibles sur la chaîne Youtube d’Oreilly Media. Je les regarde dans l’aprèm et je reviens vous en parler avec d’autres compléments. 😉

Générer des valeurs à l’heure de la gratuité

Kevin Kelly de Wired observe 6 tendances dans l’univers des eBooks :

L’écran : nous sommes passés d’une société du livre à une société d’écrans. Les écrans sont partout et c’est dans ce contexte que les livres vont être publiés dans l’avenir. Peut-être même que leur technologie (encre eInk) pourra être directement intégrée à l’intérieur d’un livre papier.

L’interaction : elle introduit une nouvelle sensualité dans la relation aux livres. L’idée de pouvoir choisir entre plusieurs parcours est une vieille idée qui a d’abord échoué. Mais on aurait intérêt à voir ce qui se passe dans les jeux vidéos, où l’interaction fonctionne bien. En fait, les jeux vidéos sont de très gros vendeurs de livres et nous avons tendance à oublier que la lecture passe beaucoup plus par eux que nous voulons bien le voir.

Le partage : la lecture devient de plus en plus sociale. Ainsi, les annotations peuvent être partagées. Nous n’en sommes qu’aux débuts de ces fonctions sociales.

L’accès non propriétaire : les gens préfèrent de plus en plus avoir accès à quelque chose plutôt que de posséder cette chose (exemple de NetFlix et Pandora).

Le flux : notre vie devient un flux de données organisé chronologiquement. Les livres n’échapperont sans doute pas à cette tendance et seront constamment mis à jour.

La libre circulation : on est dans une période d’âge d’or de la lecture, une sorte de renaissance, où tout circule, se partage. Plutôt que de la limiter, il vaut donc mieux l’exploiter économiquement en proposant par exemple, pour un téléchargement gratuit, une durée d’attente plus longue que si le bouquin était acheté directement. L’immédiateté fait partie de ces notions qu’on ne peut pas copier facilement et qui a donc de la valeur pour les usagers.

De nouveaux coûts financiers

Ce qui change avec le numérique, en termes d’investissements financiers :

– La conceptualisation du produit

– Trouver des auteurs avec des compétences multimédias

– L’acquisition de nouveaux droits (vidéo, animation, audio)

– Trouver un designer interactif, des scénaristes, des relecteurs

– Convertir des livres papier en livres numériques

– Programmer les applications pour des plateformes différentes

– Vérifier la qualité, assurer les mises à jour

– Commercialiser des titres dans un marché très complexe

– Sauvegarde, indexer, archiver

– Produire une application coûte 10 fois plus cher (jusqu’à 50 000 dollars) que la production d’un eBook (500-1500 dollars)
Technologie

Fusion de l’encre eInk et des écrans rétroéclairés

Cheryl Goodman de Qualcomm (technologie Mirasol d’encre électronique eInk couleur) a expliqué que les deux dispositifs (eInk et écran rétroéclairé) allaient finir par fusionner.

Elle a par ailleurs remarqué que c’est sur le contenu que se distingueront les tablettes. Au CES de Las Vegas des dizaines de tablettes sans intérêt ont été présentées : elles n’avaient rien à offrir.

En 2011, 15 millions de tablettes devraient être vendus, mais sans stratégie de contenus, elles échoueront. Il faut donc, pour les constructeurs, développer des partenariats avec les éditeurs (Cheryl Goodman est, au passage, en charge chez Qualcomm des négociations avec les éditeurs).

Ils doivent cependant apprendre à travailler avec le numérique. 67 % des éditeurs ont en effet toujours les mêmes pratiques. Le PDF n’est pas une solution d’avenir pour le marché.

Les technologies du futur

Pour Andrew Savikas (O’Reilly Media), les livres ne vont pas disparaître mais une nouvelle catégorie d’objet va apparaître, qu’on ne pourra plus appeler « livre » (l’ePub 3 va dans ce sens, avec les contenus dynamiques mais l’avenir des eBooks, c’est le HTML 5 estime Craig Mod concepteur du Flipboard). L’avantage avec le numérique, c’est que la distance entre l’éditeur et le lecteur se réduit : il y a de moins en moins d’intermédiaires.

Le rêve des éditeurs selon Bill Godfrey (Elsevier) : ne pas avoir à se soucier de la compatibilité de leurs livres sur tous les supports. Il faudrait pour cela une norme (qui devrait apparaître dans 2-4 ans) à laquelle croit Abraham Murray de Google.

Le dilemme des éditeurs : proposer des contenus sans DRM qui ne seraient pas téléchargés illégalement, répondre aux demandes d’enrichissement des utilisateurs, impliquer les auteurs dans la fabrication des livres, développer des livres interactifs sans disperser l’attention (ce qui implique d’évaluer l’intérêt d’un enrichissement).

Le but : évoluer vers une situation où l’eBook n’est plus qu’un des éléments de l’écosystème du livre, à faire fructifier économiquement de plusieurs façons, en offrant différents services. Les eBooks ont en effet des cycles de développement et de commercialisation longs, sur lesquels il est possible de jouer.

 

Rendre les livres accessibles aux déficients visuels

Jim Fruchterman, fondateur de BookShare (un service dédié aux personnes visuellement déficientes), a expliqué que les DRM posaient problème pour les déficients (vaut mieux privilégier les DRM sociaux apparemment). Par exemple, il est très difficile de convertir un livre numérique en braille, quand il est protégé.

Des problèmes en termes d’accessibilité se posent également. Comme les livres sont de plus en plus enrichis, il faut permettre aux déficients d’y avoir accès, en multipliant les sources d’accès (audio, text-to-speech, etc.).
L’évolution des métiers

La critique littéraire à l’heure du numérique

Ron Charles du Washington Post pense que la télé et la critique légère sont les deux concurrents de la critique professionnelle. Faire entendre sa voix sur le web est encore plus difficile qu’avec le papier. Il y a par ailleurs une grosse différence entre la recommandation algorithmée et la critique, qui est un art concurrencé et à réinventer. Les gens veulent une critique vivante qui n’est pas seulement un résumé du livre et une approbation pour l’éditeur.

Pour Bob Carlton (Kirkus Reviews), les gens veulent des critiques. 30 % des lecteurs font leurs achats après avoir lu une critique en ligne. La question de la légitimité et du rôle du critique se posent alors. Est-il un curateur, chargé d’opérer intelligemment une sélection, ou un homme qui impose ses idées ?

En effet, selon Sarah Weinman (Publishers Marketplace), à une époque où un tweet de recommandation vaut autant qu’une longue critique, l’autorité devient un enjeu essentiel pour la critique. Or, nous avons aujourd’hui besoin de gens capables de faire une critique d’un livre multimedia avec une certaine autorité, face à l’afflux des productions.

Les étapes pour métamorphoser sa maison d’édition

Première chose à savoir : la publication représente une petite part du boulot d’un éditeur. Rendre lisible le travail d’un auteur peut ainsi prendre des tas de formes possibles (édition, communication, etc.).

Le modèle centré sur l’utilisateur semble aujourd’hui fonctionner. Il ne s’agit plus de publier un livre mais de répondre à la besoin d’un lecteur. Ce modèle oblige à un réajustement permanent, adapté à la demande et à opérer de petites expérimentations pour voir où aller.

Pour cela, une stratégie d’expérimentation est nécessaire et de nouvelles méthodes de travail doivent être trouvées :

– Penser à des coopérations avec les développeurs

– Déterminer une cible

– Prendre des décisions : quelle plateforme, quels partenariats ? Quels fonctionnements ?

– Fixer des priorités de développements

– Intégrer le numérique dans toutes les étapes de la fabrication d’un livre

Pour créer des livres enrichis, là aussi des étapes sont à respecter :

– Gros travail éditorial en amont

– Trouver, intégrer et obtenir les droits pour le contenu ajouté

– Changer la couverture

– Faire des applications nécessite une direction éditoriale, commerciale, marketing et technique

– Définir l’expérience utilisateur en faisant un maquettage wireframe

– Mettre à jour régulièrement l’application.

Il arrivera un temps, estime Dominique Raccah (Sourcebooks), où les livres seront directements crées en numérique, sans être des adaptations des livres papier.

De la même façon, pour Brian O’Leary, les éditeurs doivent arrêter de penser en terme de contenants/formats (qui est le modèle du livre physique) et concevoir plutôt des eBooks en pensant au contexte.

De l’édition traditionnelle au développement d’applications

L’avantage avec le numérique, c’est la possibilité de corriger le tire rapidement, là où un erreur d’impression papier peut coûter cher.

Il faut donc encourager les utilisateurs à faire un maximum de commentaires : c’est une source d’ajustements précieuse. Pour autant, il est difficile de répondre à toutes leurs demandes : on manque encore de moyens.

L’édition jeunesse est sans doute le marché le plus prometteur, pour les applications. Michel Kripalani (OceanHouse Media) estime même que les livres pour enfants ne devraient paraître que sous ce format.

Mais encore faut-il faire savoir, pour un éditeur, qu’il a une application disponible sur une des boutiques aujourd’hui disponible (Amazon, Apple, Google). La communication est donc un enjeu important.

Le point de vue d’un auteur

Margaret Atwood a estimé que le changement n’était pas toujours bon. La technologie, comme n’importe quel outil, a plusieurs facettes qu’il faut apprendre à bien utiliser (avec un marteau, par exemple, vous pouvez réparer des trucs, mais aussi vous faire très mal).